Guide de soins de plaies

Nos protocoles de soins sont destinés à traiter des plaies traumatiques et des plaies dites "chroniques", c'est à dire des plaies qui ne se sont pas refermées depuis 4 semaines ou plus. 

Préparation des soins: L'usage systématique des antiseptiques lors des changements de pansements sont déconseillés par les professionnels de la santé. Des études démontrent leur action néfaste sur les bactéries "saprophytes", c'est à dire des bactéries inoffensives qui sont naturellement présentes sur la peau et qui participent activement à la reconstruction de la peau, en symbiose avec l'organisme.

Les professionnels de la santé recommandent un nettoyage (on parle de débridement mécanique) à l'aide de savon doux (pas de gel douche!), d'eau tiède et un gant de toilette si la plaie est grande ou une compresse en coton tissé si la plaie est de petite surface.

Quand désinfecter une plaie? 

En première intention, on lave une plaie pour en dégager les corps étrangers et/ou les tissus morts ou abîmés. 

Toutes les plaies sont colonisées par des germes bactériens. Certains sont dangereux car ils peuvent provoquer une infection, mais d'autres sont bénéfiques à la cicatrisation (on parle de bactéries saprophytes). Ce qui importe, c'est la simple observation clinique de la plaie et la survenance d'éventuels symptômes qui, lorsqu'ils apparaissent, doivent alerter le patient d'une évolution défavorable. 

Si la plaie est propre, de l'eau et du savon doux suffisent, associés à un bon nettoyage (compresse,...) 

Si il y a des signes d'une infection, il y a lieu de distinguer quatre stades de l'infection, allant du moins grave au plus sévère.

Stade 1:  l'inflammation soit, l'association de trois symptômes: rougeur, douleur, chaleur (dans et) autour de la plaie.  "La plaie est rouge, elle est chaude et elle est douloureuse".

Explication: il y a un développement local de bactéries pathogènes (de mauvaises bactéries) et le corps humain réagit normalement (c'est l'inflammation) en luttant contre ces bactéries. Ceci implique l'action des globules blancs et macrophages présents dans notre sang.

Il y a lieu d'agir localement en luttant contre la douleur pour le confort du patient.

Stade 2:  l'infection locale révélée par la présence de pus, sans fièvre.

Explication: la destruction des bactéries par les globules blancs et des tissus morts par les macrophages entraine la production d'une substance blanchâtre, le pus. 

Il y a lieu d'agir localement en éliminant le pus (nettoyer) et en appliquant un antiseptique sur la plaie. Il existe de nombreux produits chimiques pour lutter contre la prolifération des bactéries sans faire la distinction entre les bonnes et les mauvaises bactéries. C'est pourquoi leur usage est limité dans le temps. Un usage trop longtemps d'antiseptique va ralentir le processus de fermeture de la plaie.

Contrairement aux antiseptiques chimiques et crèmes antibiotiques, notre miel médical lutte contre la prolifération de 100% des germes pathogènes (gram + et gram -) sans altérer les germes saprophytes, c'est à dire les bonnes bactéries.

Stade 3: présence de fièvre, en plus des symptômes du stade 2.

Explication: l'infection n'est plus locale, elle est passée dans le sang. Le corps lutte et réagit en augmentant sa température pour tenter de tuer les bactéries. C'est le principe de la fièvre.

Il y a lieu de consulter son médecin au plus vite et d'agir par voie systémique (un médicament) après avoir identifié les germes pathogènes pour agir de manière ciblée et efficace.

Stade 4: gangrène et risque de septicémie. La vie du patient est en danger.

Ce stade entraîne une hospitalisation d'urgence et la prise en charge du patient.

Les cas d'automédication ou la précarité de certains patients, voire l'évolution rapide d'une plaie en raison de la fragilité du patient (ex: diabète, dénutrition, âge, etc...) ou encore le déni du patient lui-même peuvent conduire à la survenue de telles situations extrêmes.